Oeuvres 3

Oeuvres 3

Guido Buzzelli

Fenêtres illuminées d’un immeuble bourgeois : au balcon, une femme en peignoir fesse rageusement sa progéniture, deux adolescentes aux parties intimes ainsi exhibées à la ronde ; un homme en complet trois pièces éjecte nonchalamment sa maîtresse nue du dernier étage, sous les yeux ravis de ses voisins du dessous, interrompus dans leurs ébats conjugaux par le saisissant...

Édition papier

Date de parution : 06/05/2021

Prix : 29,00 €

Format : 30 x 24 cm, 144p.

ISBN : 979-10-90875-92-0

Fenêtres illuminées d’un immeuble bourgeois : au balcon, une femme en peignoir fesse rageusement sa progéniture, deux adolescentes aux parties intimes ainsi exhibées à la ronde ; un homme en complet trois pièces éjecte nonchalamment sa maîtresse nue du dernier étage, sous les yeux ravis de ses voisins du dessous, interrompus dans leurs ébats conjugaux par le saisissant spectacle ; un couple de vieillards sombres et fanés comme leur papier peint contemple d’un œil morne le lecteur, lequel contemple, effaré, ces scènes de la vie privée dévoilées au grand jour.

Ce troisième volume des Œuvres de Guido Buzzelli enchaîne les visions d’horreur et de jubilation. Les vacances, les sorties au cirque, au cinéma ou au musée, les randonnées champêtres, les instituts pour jeunes filles de bonne famille, la plage, les aéroports, les cimetières, tous les lieux publics fréquentés par les masses que nous sommes accueillent de véritables transports en commun : copulations furieuses accompagnées d’actes de torture et de bouffonnerie, femmes nues mutilées, anges déchus possédés par des démons, taureaux embrochant des matadors en jarretelles — stupre, furie et Grand Guignol sont au rendez-vous à tous les étages.

Avec un trait digne des maîtres italiens de la Renaissance, Guido Buzzelli s’en donne à cœur joie pour nous restituer la comédie humaine dans son expression la plus crue.

Sous son pinceau, les faux-semblants s’annulent, les bonnes manières s’oublient, les limites entre les milieux, les générations et les espèces humaine et animale s’effacent. Débarrassée de son vernis de culture et de politesse, la société apparaît pour ce qu’elle est : une foire d’empoigne au sens propre du terme.